10 mars 2012

Eon et le douzième Dragon

Eon et le douzième Dragon
Alison Goodman
Gallimard jeunesse (pôle fiction) 2011

Dragons, masques et complots

par Anne-Marie Mercier

eonetle12e.jpgAmateurs de dragons et de Chine impériale et d'orphelins triomphants, ce livre est pour vous. Ce beau roman d'aventures et d'intrigues de palais est aussi un récit initiatique original et très calculé, alternant progressions lentes et chutes brutales, descriptions et scènes d'action.  L'ensemble du roman, très précis dans ses descriptions et dans ses localisations (tout se passe à peu près dans l'équivalent d'une "cité interdite") et par l'évocation constante de couleurs, de matières, d'odeurs et de goûts tend à créer pour son lecteur une expérience d'immersion totale dans son univers.

 

C'est aussi un récit très noir où la cruauté et la violence dominent. En quelque sorte, du Pearl Buck (Impératrice de Chine) mixé avec du Franck Herbert (Dune), à moins que ce ne soit avec du Ann Mac Caffrey (cycle des dragons de Pern). La dissimulation et la trahison règnent, même dans le comportement du héros-ou plutôt de l'héroïne.

 

Eon, esclave orphelin, est à douze ans candidat au statut d'apprenti d'un maître "oeil du Dragon". Il est en réalité Eona, obligée par son maître à cacher son identité pour entrer dans un domaine de pouvoir strictement interdit aux femmes (d’où son nom : ce thème de la fille déguisée est inspiré de l’histoire – fausse – du chevalier d’Eon). De nombreux personnages à l'identité sexuelle floue complètent le tableau. Enfin, la question du masculin et du féminin, du solaire et du lunaire,  et de leur équilibre nécessaire est au coeur du roman et de sa progression. Tout dépend de l'acceptation par Eona de sa féminité alors que ceci ne peut que provoquer sa mort et celle de ses proches.

 

Les visions d'Eon, des rencontres avec le monde des dragons qui se greffent sur des explorations de sa propre intériorité, ont beaucoup d'allure ; la dimension mythique de ce récit lui donne une coloration particulière. Le cataclysme qui se déchaîne à la fin du roman a un air de crépuscule des dieux spectaculaire.

 

eonGF.jpgCe volume avait paru en 2009 en grand format, la version poche vient de sortir avec le deuxième tome en grand format (recensé prochainement  sur notre blog).

 

16 février 2012

Le cantique des elfes

Le cantique des elfes
Myriam Chirousse

Thierry Magnier, 2011

Y a-t-il un narrateur dans le roman ?

par Christine Moulin

 

cantique.jpgCréditons l'auteure d'avoir voulu brouiller les repères narratifs pour donner une idée de la désorientation des personnages. Peut-être, toutefois, en a-t-elle un peu trop fait...

Résumons: nous avons donc un premier chapitre en "tu" (la comparaison avec Contre Dieu, qui repose sur le même principe est cruelle...): "tu" étant Jessica, une adolescente de quatorze ans, rêveuse et romantique, qui préfère vivre, sous les traits de Lady Kerridwen, dans un château gothique sis dans les contrées virtuelles d'Ultramonde, plutôt que dans la plate réalité de son existence, pourtant douillette, au fond; nous avons aussi un deuxième chapitre écrit à la troisième personne, du point de vue d'Helena, l'amie de "tu", personnage moins facile à cerner puisqu'au début du roman, elle apparaît comme la copine sûre d'elle qui jette son dévolu sur le beau Sébastien Moret et arrive assez facilement à "sortir avec" lui tandis que par la suite, elle semble perdue au point de tomber dans les griffes d'une secte d'amazones, dans l'Ultramonde, qu'elle fréquente également ; nous avons un troisième chapitre sous forme d'un dialogue entre Lupus Negrus, l'elfe noir inquiétant qui a envoûté Lady Kerridwen, mais ce dialogue se déroule dans la vie réelle, puisque la "jonction" a eu lieu; enfin... bon, je n'en dirai pas plus; nous avons enfin un quatrième chapitre où Tom, un lycéen surdoué mais complètement déscolarisé, s'adresse à Jessica. Ouf...

A cela s'ajoute une histoire de serial killer, pas complètement élucidée (comment Lupus Negrus sait-il ce qu'il sait? je n'en dirai pas plus... mais je pose la question), destinée à faire monter le suspens au début mais qui tourne court.

A cela s'ajoute une dimension sociale grâce au contraste entre ce qu'est réellement le père de Tom et ce que rêve celui-cI, entre son existence et celle de ses employeurs; entre la famille de Jessica (même s'il s'agit d'une famille "recomposée") et la famille d'Helena, livrée à elle-même.

A cela s'ajoute la question, finalement récurrente: qu'est-ce qu'aimer? les rencontres sur Internet ne sont-elles qu'illusoires? Avec comme il est maintenant de mise, en filigrane, un avertissement : Internet est dangereux!

Mais rien n'est cohérent, le lecteur est balloté d'un personnage à l'autre, d'un thème à l'autre, d'un suspens à l'autre et se demande au fond ce qu'il vient de lire: peut-être était-ce l'effet recherché?

23 janvier 2012

La fille de mes rêves

La fille de mes rêves
Christophe Lambert, Sam Van Steen

Soon, 2011

Second Life

par Christine Moulin

fille de mes reves.jpgNous sommes dans une société à peine futuriste, donnant même parfois l'impression que l'auteur ne tenait pas spécialement à écrire un livre d'anticipation. C'est ainsi qu'in extremis (p.271), il fait manger de petites pilules à ses personnage: clin d'oeil! Et encore laissent-elles la place à un bon couscous fumant...
C'est que tout est comme aujourd'hui dans ce roman, à ceci près que la technique en général et les jeux vidéo en particulier ont fait des progrès. On peut désormais, sous forme d'avatars, grâce à une Dreambox (et évidemment, à prix d'or, avec abonnements "ordinaire" et "Premium"!) diriger ses rêves et notamment, draguer la nuit. Cette vie nocturne suscite les mêmes interrogations que les jeux en ligne du type Second Life qui existent déjà aujourd'hui: qui est qui? Comment construire son identité en souhaitant être un autre? Comment passer du virtuel au réel? Est-ce par frustration que l'on cherche à séduire dans ce "Real Dream"? A qui confions-nous nos rêves? Jusqu'où l'appât du profit peut-il mener? Que peut-on souhaiter pour être heureux? Ces questions sont bien posées par le roman, sans rien de didactique ni de militant. Tous les personnages ont des côtés auxquels le lecteur peut s'identifier, même les "méchants", et le thème du jeu sur les identités, qui devrait plaire aux adolescents, est fouillé, repris en écho par celui de la gémellité.

L'histoire, quoique classique, embarque le lecteur: d'une part, un essaim détraque le logiciel et rend les rêves mortels. D'où, bien sûr, enquête et drames en série (la seule chose qui laisse un peu sur sa faim, c'est qu'on aurait aimé savoir d'où venait cet essaim et quelle en était la nature, au juste...) D'autre part, dans certains chapitres, le narrateur cède la parole à un lycéen, Kamel, qui cherche l'amour et revivra un schème à la Cyrano dans les méandres du virtuel. Les deux pistes, traitées avec rigueur et cohérence, se rejoindront, bien sûr.

Rien de lénifiant: la violence des rapports sociaux, la violence physique aussi, la sexualité, le cynisme font partie du décor mais ne portent jamais à la désespérance. Bref, voilà un livre qui se lit bien mais qui évite les raccourcis simplificateurs.

 

20 janvier 2012

Cherub, vol. 1: Cent jours en enfer

Cherub, vol. 1: Cent jours en enfer
Robert Muchamore

Traduit (anglais) par Antoine Pinchot
Casterman, 2011

Petit manuel de machiavelisme pour les enfants
 

Par Anne-Marie Mercier

michael gerard bauer,moby dick,timidité,persécution,école,parole,éloquence,concours,cancer,castermanLe premier tome de la série « culte » de Cherub est publié en poche… Enfin, direz-vous ? Hélas, plutôt… Bien sûr, ce sont des romans d’action bien menés ; bien sûr le jeune héros, James, petit délinquant qui ne pense qu’à jouer à la PlayStation et à regarder la télé et qui est sauvé par l’"organisation" Cherub peut séduire certains.

Mais l'école de Cherub ressemble beaucoup à un camp d’entraînement (le titre, « 100 jours en enfer », désigne le programme d’entraînement intensif des futurs agents-espions), la discipline est menée à coup de punitions humiliantes, l’enseignement présenté comme un enseignement d’élite pour une élite (10 élèves par classe).

Enfin, sur le terrain, les jeunes gens ont une activité d’espions : mensonge, dissimulation et trahison sont leur domaine. Le seul interdit (« ne pas nuire à des innocents ») est hardiment franchi au prétexte que « on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs ». La volonté d’entrer dans la complexité est intéressante, mais

Le succès de la série montre-t-il que le nouveau rêve des adolescents n’est plus d’être un hardi policier, ou sorcier, ou voleur, mais d’être un enfant soldat ? que l’école dont ils rêvent est un pensionnat-prison militaire ? ou bien est-ce juste pour se faire peur ?

Le prétexte est que ces héros eux aussi « sauvent le monde », mais au bénéfice de qui ? Dans ce premier volume c’est au bénéfice des compagnies pétrolières contre les hippies et les écologistes. Bien sûr, les uns agissent en toute légalité et les autres pas… mais si la littérature pour adolescents se met à donner la primauté au Droit contre la Justice, il y de quoi s’interroger.

Enfin, que je sache, les écologistes – fussent-ils terroristes (?) – n'ont jamais commis d'attentats sanglants. Que le livre fasse croire le contraire n'est pas innocent.


Quant à l’écriture, elle est d’une platitude sans nom.

 

Pour aller plus loin, lisez la chronique- coup de gueule parue sur le blog de Patrice Favaro.

Et lisez plutôt Grande école du mal et de la ruse de M. Walden (oui, les héros sont des affreux jojo délinquants, mais au moins c’est drôle) ou Jimmy Coates de Joe Craig, A comme Association de Bottero et L'Homme (surtout les deux premiers), éventuellement Spy High (série, pas excellente, mais moins inquiétante, pour ce que j'en ai vu). Et, pourquoi pas, les Langelot (Lieutenant X/ Vladimir Volkoff), romans d’espionnage pour la jeunesse bien conservateurs mais écrits avec style.

29 décembre 2011

Le dossier Artémis Fowl Le complexe d'Atlantis (Artémis Fowl, 7)

Le dossier Artémis Fowl
Le complexe d'Atlantis (Artémis Fowl, 7)

Eoin Colfer
traduit (anglais) par Julien Ramel
Gallimard (folio junior), 2011

Petit Vade-mecum Artémis

par Anne-Marie Mercier

Le dossier Artémis Fowl .gifCette édition en poche du volume publié en 2006 propose aux amateurs du héros de Eoin Colfer quelques éléments qui leur permettront de compléter la saga. On y trouve deux courts récits, "les FARfadets", qui retrace l'entrée de Holly dans les forces luttant contre les infractions au code de bonne conduite des êtres féeriques, et "le septième nain", qui retrace une aventure d'Artémis, voleur patenté. Ce volume propose également un alphabet gnomique, des interviews des différents personnages, un Quiz absurde, et  quelques autres renseignements fondamentaux comme les bulletins scolaires d'Artémis...

 

Le complexe d'atlantis (Artémis Fowl, 7).gifPeu auparavant est paru le septième tome de la série, dans lequel on retrouve le démoniaque Turnball et les ingrédients qui ont fait le succès de la série : suspense, inventivité et humour.  Le jeune héros irlandais met du désordre dans le monde de la féerie, comme d'habitude, mais surtout est lui-même en plein désordre, souffrant d'un syndrome qui produit des troubles obsessionnels, de la paranoïa, et un éclatement de la personnalité. Ce dernier point produit des situations cocasses : le double d'Artémis, Orion, est une sorte de Don Quichotte qui ne fait pas la différence entre la fiction et la "réalité ». Ce volume est annoncé comme l'avant-dernier de la série.

26 décembre 2011

L’école des massacreurs de dragons, t. 1 (le nouvel élève)

L’école des massacreurs de dragons, t. 1 (le nouvel élève)
Kate McMullan

Gallimard (folio cadet), 2011

Désir d'école

Par Anne-Marie Mercier

 

L’école des massacreurs de dragons, t. 1 (le nouvel élève).jpgDans cette série qui a eu beaucoup de succès et qui paraît maintenant en poche on retrouve plusieurs ingrédients qui ont fait le succès de nombreuses autres. Le jeune héros est martyrisé par sa famille dans lequel il joue un personnage de Cendrillon. Treizième fils, roux, il est totalement différent de ses frères et se sait destiné à un futur glorieux grâce à la prédiction d'un ménestrel de passage. Intégrer une école va lui permettre de changer sa vie.

Il y a beaucoup de loufoquerie, ce qui fait que le roman ne se prend jamais trop au sérieux. On pourrait y voir un mixage de Harry Potter réécrit par Roald Dahl, un pastiche de romans de fantasy. Cela fait une lecture drôle et distrayante, sans prétention.

04 décembre 2011

Le Livre des étoiles (l'intégrale)

Le Livre des étoiles (l'intégrale)
Érik L'Homme

Gallimard jeunesse, 2011

Le plein de magie

par Anne-Marie Mercier

Érik l'homme  gallimard jeunesse,magie,anne-marie mercierPour ceux qui ne connaissent pas encore les aventures de Guillemot entre le pays d'Ys et le monde incertain, voici l'occasion de combler une lacune et peut-être une attente. On pourrait en dire de même pour ceux qui cherchent en vain un équivalent français de Harry Potter : cette trilogie contient cetains  des éléments qui en ont fait le succès, sans être comme beaucoup d'autres une pâle imitation.
Pour ce qui est des ressemblances : un héros apprenti sorcier de père inconnu, des mondes parallèles, un groupe d'amis - garçons et filles - qui l'épaulent, la lutte contre le mal absolu, une petite dose d'humour, un soupçon de mythologies.
Pour ce qui est des différences : une quête des origines qui aboutit en partie, des relations entre les jeunes héros qui évoluent de façon radicale, une construction de mondes imaginaires teintée de réflexion anthropologique et surtout une superbe invention, celle des « graphèmes ».
Cette édition des trois tomes (1. Qadehar le Sorcier, 2. Le Seigneur Sha, 3. Le Visage de l'Ombre) en un seul volume propose précisément un carnet de Guillemot sous forme de « bonus » pour prolonger le jeu de la lecture en jeu des graphèmes.

30 novembre 2011

Magnus Million et le dortoir des cauchemars:gros collège novel fantastico-archaïque



Magnus Million et le dortoir des cauchemars
Jean-Philippe Arrou-Vignod

Gallimard jeunesse (grand format), 2011

Gros collège novel fantastico-archaïque

par Anne-Marie Mercier

Magnus Million et le dortoir des cauchemars.gifJean-Philippe Arrou-Vignod propose ici une version un peu désuète du « college novel » et croise ce genre avec le roman social, le roman fantastique et le roman policier. Dans un Grand-Duché d'opérette, il se trame des choses louches au lycée de la ville où le jeune héros, 14 ans, est pensionnaire. Il arrivera bien sûr à sauver le monde et ses amis, ceux qui l'ont d'abord tourmenté dans le « dortoir des punitions » et à surmonter sa lâcheté ; il retrouvera une partie de sa famille, découvrira son histoire, se fera accepter par son père… Le résultat est une oeuvre qui recycle de nombreuses situations bien connues ; elle a des qualités mais est loin d'être parfaite.
Le roman peine à trouver son rythme dans son premier tiers ; il le trouve par la suite et enchaîne événements et découvertes. Mais il y a une dimension caricaturale un peu gênante -
même si on peut la mettre sur le compte de l'humour, très présent dans le texte : le héros incarne les classes privilégiées, les classes inférieures sont représentées par des brutes souvent stupides et parlant mal. Poussé trop loin sur ces questions, le pastiche de la littérature du dix-neuvième siècle présente un certain danger.

Enfin, les fameux cauchemars ne sont guère convaincants, tant ils sont livresques et cohérents (Cerbère, un personnage des Trois mousquetaires,…). Il semble que l'auteur ait cherché à placer une dimension culturelle au coeur du fantastique. Celle-ci s'avère moins intéressante et surtout moins complexe que ce que proposait  une géographie du monde des rêves : « il y a 3 portes pour y entrer : la porte de la peur, celle du désir et celle du souvenir ».

La véritable originalité du roman est l'hypersomnie du héros, qui le place de façon inattendue dans des situations cocasses puis dramatiques.La fin du livre, qui montre le héros lisant une histoire aux jeunes orphelins fascinés, évoque d'une manière intéressante les enfants perdus de Peter Pan; et le cadre choisi, une bibliothèque de livres de jeunesse abandonnée a un certain charme.

24 novembre 2011

Nuit tatouée (La peau des rêves, 1)

Nuit tatouée (La peau des rêves, 1)
Charlotte Bousquet

L'archipel (Galapagos), 2011

Une série B post-apocalyptique

par Anne-Marie Mercier

Nuit tatouée Charlotte Bousquet.gifDans un Paris post-apocalyptique, un groupe d'humains tente de conserver son territoire et la vie contre d'autres humains, des mutants, des hybrides. Les combats, poursuites et complots dans une ville en ruine crépusculaire, la jalousie et la trahison donnent à ce roman un certain rythme, mais on se lasse tant celui-ci relève du procédé.
L'héroïne, Cléo, est une enfant trouvée élevé dans la haine des "Chimères", humains ailés qui auraient tué ses parents. Elle découvre que la vérité est plus complexe, et le lecteur devine facilement la suite : toute l'intrigue est un tissu de clichés. L'invraisemblance des situations (digne des romans populaires), la platitude des dialogues et le peu d'épaisseur psychologique des personnages font que ce texte est davantage un scénario de film de série B ou d'un film « de genre » qu'une création à laquelle on pourrait croire. Malgré sa brièveté, le récit cadre qui structure l'histoire de Cléo est beaucoup plusintéressant : c'est celui-ci que l'on pourrait éventuellement vouloir suivre.

19 novembre 2011

Le voleur de magie : et de trois!

Le voleur de magie, tome 3
Sarah Prineas

Gallimard jeunesse (grand format), 2001

et de trois!

par Anne Marie Mercier

le-voleur-de-magie-tome-3-de-sarah-prineas-893168576_ML.jpgCe troisième volume ressemble fort au précédent : beaucoup de scènes de poursuite, d'enfermement, d'évasion et peu d'inventions nouvelles, si ce n'est dans le dernier tiers du roman, assez réussi.

La quête par le jeune héros de sa « locus magicalicus » est spectaculaire (si l'on peut dire cela à propos d'un roman) et n'est cependant pas dénuée d'humour, le pouvoir change de mains, on assiste à des scènes de reconnaissance familiale... enfin, les ingrédients classiques de la littérature populaire et de jeunesse, ancienne ou moderne, sont assez bien mélangés et font de cette série en 3 volumes un ensemble agréable et d'une lecture facile, mais non indispensable.

Le voleur de magie2.gifLe deuxième tome vient de paraître en poche.